CHAPITRE IV

D’un grognement peu amène, Chewbacca indiqua aux derniers membres de l’équipe de la Force Spéciale qu’il leur restait peu de temps pour embarquer dans le transporteur. Toute la journée, des navettes avaient sillonné le ciel de Coruscant, livrant des armes, de l’équipement et du personnel à l’unité qui se préparait à passer à l’assaut.

Le corps d’armée était constitué de quatre corvettes corelliennes et d’une frégate, une puissance de feu suffisante pour venir à bout des défenses de l’installation secrète de l’Empire.

Trois retardataires en armure de combat s’engagèrent sur la rampe d’embarquement. Chewie les regarda progresser avec ce qu’il tenait pour une lenteur exaspérante. Quand ils furent entrés, le grand Wookie pianota sur une console pour activer la fermeture du sas et l’escamotage de la rampe.

– L’impatience ne sert à rien, Chewbacca, pontifia Z-6PO. Tout le monde est déjà tendu et tu en rajoutes… J’ai toujours eu un mauvais pressentiment au sujet de cette mission.

Chewbacca ignora le commentaire du droïd. Toujours aussi pressé, il souleva le robot de terre et le porta jusqu’au seul siège libre – hélas, à côté du sien – où il le laissa tomber comme un sac de pommes de terre.

– En voilà des manières ! s’indigna 6PO en bouclant sa ceinture. Je fais de mon mieux ! Mais ces choses-là ne sont pas ma spécialité.

Chewie prit place dans un fauteuil qui n’avait jamais été prévu pour accueillir une créature de sa taille et de son poids, de sorte qu’il dut plier les genoux jusqu’à ce qu’ils touchent presque sa poitrine.

Pourquoi diantre n’était-il pas avec Yan sur leur bon vieux Faucon Millenium ?

Le Corellien était parti avec Leia voir Luke Skywalker. Chewie, lui, s’était senti obligé d’aller libérer les Wookies prisonniers dans le Complexe impérial de la Gueule.

Les soldats du groupe d’attaque s’agitaient sur leur siège, chacun vérifiant mentalement sa liste d’équipement avant de se répéter ses ordres. Les commandos de Page, une troupe d’élite, allaient devoir combattre en première ligne, le gros de la force de frappe se contentant dans un premier temps de les appuyer. Le chef des opérations spéciales, le général Crix Madine, avait tenu un briefing quelques heures plus tôt. Tous les hommes étaient fin prêts…

Chewbacca pria pour que le pilote se décide enfin à décoller. Songeant à Yan, il soupira. Avoir laissé son ami seul n’était pas pour lui plaire, mais il attendait depuis trop longtemps une occasion de secourir ses compatriotes.

Quand le jeune Kyp Durron, Yan et lui avaient été capturés par l’amirale Daala, Chewie avait été contraint de travailler avec des prisonniers wookies, d’abord sur un vaisseau puis dans le Complexe de la Gueule. Maltraités depuis plus de dix ans, travaillant à des cadences infernales, ses compagnons ! avaient perdu toute capacité de résistance. Penser à leur vie ravagée éveillait en Chewie des envies de meurtre.

Quelques jours plus tôt, Z-6PO se chargeant de la traduction, l’ancien copilote de Yan s’était adressé au Conseil de la Nouvelle République. Il demandait l’autorisation d’attaquer le Complexe impérial afin de libérer les prisonniers et d’empêcher que les plans de la nouvelle arme ne tombent entre de mauvaises mains. Voyant que le Wookie avait le soutien de Mon Mothma, les sénateurs n’avaient pas fait de difficultés.

Avec un bruit de métal frottant contre le métal, les plots d’atterrissage du transporteur rentrèrent dans leurs logements. Les réacteurs rugirent, propulsant le navire dans le ciel de Coruscant.

Z-6PO commença à marmonner tout seul. Chewie s’émerveilla de la sophistication du cerveau électronique du droïd. Pour pouvoir se plaindre sans arrêt, il fallait des synapses de premier ordre !

– Je me demande pourquoi maîtresse Leia m’a ordonné de t’accompagner. Je suis toujours disposé à me rendre utile, bien sûr, mais j’y aurais mieux réussi en m’occupant des enfants pendant qu’elle allait sur Yavin 4. Je me suis toujours bien débrouillé avec les jumeaux, pas vrai ?

Chewie émit un grognement sans équivoque.

– Je sais, il y a eu quelques problèmes au Zoo Holographique, mais ça a fini par s’arranger. Tout le monde peut commettre une erreur, après tout…

Quand le transporteur commença à accélérer, Chewbacca ferma les yeux et, d’un grognement, encouragea le droïd protocole à se taire.

Autant jouer une sérénade à un Hutt dans l’espoir qu’il vous jette des pièces.

– J’aurais aimé découvrir l’Académie de messire Luke et revoir D2-R2. Il y a une éternité que je n’ai plus parlé à un droïd sympathique… (Il changea de sujet sans ralentir son débit.) Je ne vois pas à quoi je servirai dans cette mission. Au combat, personne n’est plus incompétent que moi. D’ailleurs, je déteste ça ! J’abomine le chahut sous toutes ses formes. Et il me poursuit, pauvre de moi…

L’accélération plaqua Chewie contre le dossier de son siège. Le transporteur venait de mettre le cap sur les vaisseaux de guerre en orbite autour de Coruscant.

6PO continua, imperturbable :

– Bien entendu, je pourrai aider à récupérer les informations stockées dans les ordinateurs du Complexe. Techniquement, ce sera un jeu d’enfant pour moi. Idem pour le langage des scientifiques étrangers, que je traduirai en un tournemain. Mais ne suffit-il pas de droïds moins raffinés que moi pour ce genre de travail ? Je sais que le général Antilles dispose de toute une équipe de droïds décodeurs. Et les commandos de Page sont des as dans ce domaine. Pourquoi faut-il que je sois là et que je fasse tout le travail difficile ? Ce n’est pas juste.

Chewbacca aboya un ordre facile à comprendre.

– Pas question que je me taise, Chewie. Au nom de quoi t’obéirais-je après ce que tu as fait à ma tête dans la Cité des Nuages ? La remonter à l’envers, quel outrage !

« Avec un peu de bonne volonté, tu aurais pu convaincre nos chefs de me laisser avec maîtresse Leia. Mais tu me pensais utile pour cette mission, pas vrai ? Alors maintenant, il va falloir m’écouter…

L’air ennuyé, Chewbacca tendit une main vers la nuque de 6PO, trouva le commutateur et désactiva le droïd, qui se tut instantanément et inclina sa tête dorée sur la poitrine.

Les commandos de Page – connus pour leur professionnalisme, leur efficacité et leur stoïcisme – ne purent s’empêcher d’applaudir.

Sur la passerelle de la frégate Yavaris, le général Wedge Antilles regardait l’espace. Il avait demandé à commander cette mission pour retourner à l’endroit où Qwi Xux avait passé une grande partie de sa vie – là où les secrets perdus de sa mémoire étaient peut-être cachés.

Le Yavaris était un puissant vaisseau, même s’il n’en avait pas l’air à cause du tube de faible section qui reliait ses deux composantes. A la proue de la frégate, une structure massive contenait les moteurs auxiliaires et d’hyperdrive plus les générateurs qui les alimentaient et fournissaient aussi de la puissance aux canons-blasters et aux lasers. A la poupe – l’autre extrémité du tube – se trouvaient la section de commandement, les quartiers de l’équipage, la salle des senseurs et le hangar géant où étaient embarqués deux escadrons d’ailes X prêts à passer à l’attaque.

La frégate transportait neuf cents soldats parfaitement entraînés et armés. Les corvettes corelliennes en abritaient cent chacune.

Yan Solo avait informé la Nouvelle République que le Complexe de la Gueule n’était plus défendu par les destroyers de l’amirale Daala, qui avaient quitté le secteur pour semer la terreur dans la galaxie. Apparemment, les informations n’attendaient plus que d’être cueillies et les scientifiques d’être capturés. Mais Wedge se méfiait. Quand on avait affaire à des savants impériaux spécialisés dans l’armement, mieux valait s’attendre à tout.

Le général activa l’intercom.

– Départ imminent, annonça-t-il.

Les quatre corvettes étaient disposées en étoiles autour de la frégate. Antilles vit des langues de flammes bleues sortir de leurs réacteurs.

Les moteurs des vaisseaux corelliens étaient deux fois plus grands que la zone d’habitation et la passerelle en forme de tête de marteau. Des années plus tôt, Leia pilotait un vaisseau de ce type quand le navire de Dark Vador l’avait arraisonnée pour la forcer à restituer les plans de l’Etoile Noire…

Wedge aurait aimé que Qwi soit à ses côtés pour regarder le départ, mais la jeune femme était recluse dans ses quartiers, où elle étudiait sans relâche. Consciente que la mémoire ne lui reviendrait pas comme par magie, elle avait entrepris de remédier à ses lacunes en emmagasinant autant d’informations que possible.

De plus, elle n’aimait pas contempler une planète depuis un vaisseau. A force de patience et de gentillesse, Wedge avait appris pourquoi. Très jeune, elle avait été prisonnière sur une sphère orbitale de formation commandée par l’immonde Moff Tarkin. Chaque fois qu’un étudiant échouait à un examen, la jeune fille avait été contrainte de voir les destroyers impériaux raser une partie des habitations en nid d’abeille de son peuple.

Penser au mal que l’Empire avait fait à l’adorable Qwi fit serrer les poings au général.

– Prêt à passer dans l’hyperespace, navigateur ? demanda-t-il.

– Cap calculé, monsieur.

Wedge entendait faire tout son possible pour rendre Qwi heureuse. Mais, d’abord, il fallait conquérir le Complexe de la Gueule.

– En avant ! ordonna-t-il.

Dans sa cabine sans hublot, sur le pont inférieur le mieux protégé du Yavaris, Qwi Xux fixait le moniteur de ses yeux indigo. Elle dévorait fichier après fichier, absorbant les données avec la même avidité qu’une éponge du désert de Tatooine engloutit chaque gouttelette d’eau qui passe à sa portée.

Sur son bureau, un holoportrait de Wedge était placé dans un cube de verre. La jeune femme le regardait chaque fois qu’elle avait besoin de se remémorer son apparence, sa façon d’être, et l’importance qu’il avait dans sa vie. Depuis l’agression mentale de Kyp Durron, aucun de ses souvenirs n’était vraiment stable.

Au début, elle avait oublié Wedge et les moments passés à ses côtés. Désespéré, son compagnon lui avait montré des photos, parlé des endroits qu’ils avaient découverts ensemble sur la planète Ithor. Il lui avait rappelé leur séjour sur le site de reconstruction de la Cathédrale des Vents de Vortex.

Quelques images avaient dansé devant les yeux de Qwi, lui confirmant que sa mémoire n’avait pas toujours été une tabula rasa. Mais il lui était impossible d’obtenir plus que ces fugaces éclairs de lucidité…

Parfois, ce que lui racontait Wedge s’imposait à son esprit avec une telle force que des larmes lui montaient aux yeux. Quand cela arrivait, jamais il ne manquait de la serrer dans ses bras pour la réconforter.

– Peu importe le temps qu’il faudra, lui disait-il, mais je t’aiderai à te rappeler. Et si nous ne retrouvons pas tout ton passé, nous te fabriquerons assez de nouveaux souvenirs pour remplir les cases vides de ta mémoire…

Qwi venait de visionner l’enregistrement de son discours devant le Conseil de la Nouvelle République. Ce jour-là, elle avait demandé qu’on cesse d’étudier le Broyeur de Soleil et qu’on s’en débarrasse d’une manière ou d’une autre. A contrecœur, les sénateurs avaient accepté d’immerger l’arme diabolique dans une planète gazeuse. Mais cela n’avait pas empêché Kyp Durron de la récupérer.

En regardant l'holofilm du discours, Qwi avait vu ses lèvres prononcer des mots dont elle ne gardait pas souvenir. A présent, l’épisode était inscrit dans sa mémoire, mais il lui restait tout à fait étranger, comme s’il s’était agi de quelqu’un d’autre.

Poussant un soupir, la jeune femme passa au fichier suivant. La méthode était lente et contraignante, mais il n’y en avait pas d’autre.

La plus grande partie de ses connaissances scientifiques était intacte. D’autres manquaient, effacées sans laisser de trace. Il ne restait rien des idées qu’elle avait développées ou des plans des nouvelles armes qu’on lui devait. Apparemment, quand Kyp avait fouillé dans sa tête pour s’approprier ce qui concernait le Broyeur de Soleil, il avait détruit les données qui lui semblaient moralement douteuses.

Qwi n’avait plus qu’à reconstruire son cerveau zone par zone. A vrai dire, avoir tout oublié du Broyeur de Soleil ne la dérangeait pas, car elle s’était juré de ne jamais révéler à personne comment il fonctionnait. Désormais, cela lui aurait été impossible, l’eût-elle voulu.

Certaines inventions gagnaient à tomber dans l’oubli.

La flotte d’assaut voyageait depuis plus de vingt-quatre heures en direction du système de Kessel. Qwi avait travaillé la plupart du temps, s’autorisant malgré tout une pause pour parler à Wedge quand il était venu la voir, après son service. Puis ils avaient mangé et passé un long moment à se regarder dans les yeux en silence.

Bientôt, Wedge reviendrait. La trouvant assise devant l’ordinateur, il lui poserait les mains sur les épaules et lui ferait un délicieux massage en répétant plusieurs fois :

– Tu travailles trop, Qwi. Beaucoup trop…

Qwi se souvint de sa jeunesse. Pour le seul bénéfice du Grand Moff Tarkin, elle avait stocké d’incroyables quantités de connaissances scientifiques dans son cerveau d’adolescente. De tous les étudiants, elle seule avait survécu à ces conditions épouvantables. Et le raid de Kyp Durron sur sa mémoire avait épargné ces souvenirs-là, qu’elle eût donné cher pour oublier.

Etudier des documents et visionner des films ne pouvaient pas lui rendre toute sa mémoire. Il fallait qu’elle retourne dans le Complexe de la Gueule, où elle avait vécu si longtemps. Là, elle saurait quelle partie de son passé était perdue à jamais.

L’intercom bipa. C’était Wedge.

– Qwi, veux-tu venir sur. la passerelle ? J’aimerais te montrer quelque chose.

– J’arrive.

Elle sourit, ravie d’avoir entendu la voix de son compagnon.

Cinq minutes plus tard, la jeune femme sortit de l’ascenseur pour pénétrer sur la passerelle débordante d’activité. Wedge se retourna pour l’accueillir, mais elle ne le vit pas, ses yeux indigo étant attirés par la baie d’observation principale du Yavaris.

Elle avait déjà vu l’amas de la Gueule, pourtant elle en resta bouche bée. Dans un arc-en-ciel de couleurs, un conglomérat surréaliste de gaz ionisés et de débris surchauffés gravitait autour des bouches sans fond des trous noirs.

– Nous sommes sortis de l’hyperespace à proximité du système de Kessel, dit Wedge. Nous allons devoir slalomer entre les obstacles. J’ai pensé que tu aimerais jeter un coup d’œil.

Qwi déglutit avec peine et avança pour prendre la main que lui tendait son compagnon. La Gueule était un labyrinthe où alternaient les puits gravifiques et les culs-de-sac hyperspatiaux. Il existait fort peu de trajectoires sûres – en réalité, il n’y en avait pas, car le danger était partout.

– Nos ordinateurs ont en mémoire le cap suivi par le Broyeur de Soleil. J’espère que rien n’a changé, sinon nous risquons d’avoir une sacrée surprise !

– Ne t’en fais pas, ça devrait aller, dit Qwi. J’ai vérifié tous les calculs.

Antilles la regarda et sourit. Ce qu’elle venait de dire le rassurait plus que toutes les simulations informatiques de l’univers.

L’amas de la Gueule était une curiosité astronomique théoriquement impossible. Depuis des milliers d’années, les astrophysiciens essayaient de déterminer ses origines. Deux thèses prévalaient, l’une affirmant que le hasard avait présidé à la naissance des trous noirs, l’autre qu’une antique race extragalactique les avait rassemblés là pour une raison inconnue.

La Gueule émettait des radiations mortelles qui précipitaient le système de Kessel vers une fin inexorable. Dans cet enfer, l’Empire avait localisé une zone de stabilité où construire son laboratoire secret.

– Allons-y ! lança Qwi, fascinée par les mouvements lents et majestueux des colonnes de gaz ionisés. Je suis prête !

Il lui restait tant à découvrir – et une revanche à prendre.

La frégate et les quatre corvettes s’enfoncèrent bravement au cœur de l’amas de trous noirs.

Les champions de la force
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